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Le Knowledge Graph est-il une belle opportunité pour les professionnels du SEO?

9 mai 2016 - 6  min de lecture - par François Goube
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Les résultats des moteurs de recherche évoluent aujourd’hui d’une manière qui maintenant défie le SEO. En effet, depuis la sortie du Knowledge Graph en 2012, vous avez dû remarquer que vos classements avaient perdu de leur superbe. Avec l’introduction de la recherche universelle et les différentes évolutions du Knowledge Graph, vous pouvez trouver des SERPs où seulement 15% de la page (au dessus de la ligne de flottaison) affichera vos rich snippets ! Le Knowledge Graph et Adwords prennent une place folle.

Pas vraiment convaincu ? Regardez cette capture d’écran:

page de résultats de moteur de recherche

Pourquoi vous devriez vous préoccuper des évolutions du Knowledge Graph

En tout premier lieu, considérez le comme une opportunité. Google essaye de fournir des réponses à votre requête, donc si vous analysez la manière dont Google se comporte lorsqu’il répond, il y a des chances pour que vous trouviez un moyen d’obtenir plus de trafic organique. Nous verrons comment dans quelques secondes.

Ensuite, vous comprenez que plus le Knowledge Graph évolue, plus la partie des SERPs de Google qui peut vous procurer des visites est petite. Ainsi, dans plein de marchés, la stratégie verticale de Google va engendrer un changement radical pour les professionnels du SEO. Si vous n’acceptez pas ce changement, vous allez peut être perdre du trafic. Mais si vous adaptez votre stratégie SEO, vous pourrez ajouter beaucoup d’utilisateurs à vos métriques. 😉

L’homme sage s’adapte aux circonstances, comme l’eau prend la forme du récipient qui la contient– Proverbe chinois.

Premièrement, retournons à la technologie de Google

Sachez sur quel type de requêtes vous voulez vous positionner. Vous devez comprendre la manière dont Google interprète les requêtes des utilisateurs.
(Je dois aussi dire un grand merci à Bill Slawsky, pour son incroyable travail et sa recherche qui sont des sources d’inspiration au quotidien).
Dans un journal scientifique publié en 2007-Determining the User Intent of Web Search Engine Queries– nous avons commencé à trouver des indices sur la manière dont Google catégorisait les recherches.

Dans cette publication, la méthode présentée établit 3 grandes catégories que vous pouvez résumer:

  • Recherche de Navigation (Navigational Searching)
    • requêtes contenant les noms d’entreprises/organisations/personnes
    • requêtes contenant des suffixes de domaines
    • requêtes avec “web” comme source
    • la taille des requêtes
    • l’utilisateur qui voit la première page des résultats de recherche
    • ….
  • Recherche transactionnelle (Transactional Searching)
    • requêtes contenant des termes en rapport avec les films, chansons, paroles, recettes, images, l’humour
    • requêtes avec des termes comme “obtenant”
    • requêtes avec des termes comme“télécharger”
    • requêtes en rapport avec des images, du son ou des vidéos
    • requêtes avec des termes “d’interaction” (par exemple, acheter, parler etc…)
  • Recherche Informationnelle (Informational Searching)
    • utilise des mots de questions comme (“manière de”, “comment”, “quel est” etc..)
    • requêtes avec des termes de la langue courante
    • requêtes contenant des termes informationnels (comme liste, playlist, etc.)
    • requêtes qui apparaissent après la première requête

Avec ces catégories en tête, je suis sûre que vous commencez un peu mieux à comprendre comment certains types de requêtes sont traités par Google.
Vous devez cependant gardez en tête que Google a acheté Metaweb en 2010, ce qui représente le moment charnière en termes d’évolution du Knowledge Graph. Avec cet achat, Google n’a pas seulement acquis des technologies et du talent mais aussi les connaissances de plus de 40 millions d’entités; 650 millions de données et plus de 35000 types de relations entre les données et les entités.

De ce fait, Google sait de quoi vous parlez lorsque vous écrivez un article sur “Conan”:

Robot de Google

A la même époque, Google a commencé à utiliser la ‘co-occurence’ comme facteur de classement. Ses algorithmes sont capable de détecter un contexte dans lequel on rencontre un terme spécifique. Par exemple, il peut comprendre de quelle “Guiness” nous parlons en se basant sur la co-occurence de certains termes et en connaissant les relations entre les entités.

Relations entitées
Dans ce cas, on voit que Guiness est un terme ambigu: s’il trouve “bière” ou “Arthur Guinnes” sur la page mentionnant Guiness, vous parlez évidemment d’une marque de bière. Mais s’il trouve ‘Films” ou ‘Star Wars’, il y a des chances que vous soyez en train de parler d’Alec Guiness (acteur)
Entre 2010 et 2012, l’utilisation des données structurées comme Schema.org a aidé Google à construire des SERPs plus complètes pour certaines requêtes ou types de pages: recettes, critiques..Cela représente une étape importante car l’utilisation de Schema.org permet aux moteurs de recherche de détecter (grâce aux balises html) la teneur de votre contenu. C’est une étape en plus vers une meilleure interaction des contenus sur le web.

L’intégration des balises schema.org sur vos pages entraînera l’apparition de rich snippets dans certains cas et aidera les moteurs de recherche à interpréter votre contenu. C’est pour cette raison qu’à OnCrawl, nous proposons un analyse profonde de l’intégration de vos données.

Intégration Schema.org
Ces déplacements effectués par Google en se basant sur l’analyse de Schema.org ont aidé à remplir les bases de données du Knowledge Graph.

Et en 2012, ils ont ainsi sorti la toute première version du Knowledge Graph. Enfin, Hummingbird Google a commencé a mettre à profit ses connaissances sur les entités nommées pour les facteurs de classements.

Comment améliorer votre SEO grâce au Knowledge Graph ?

En sachant sur quel type de requête vous voulez vous classer, vous pouvez trouver des points sensibles pour augmenter votre trafic organique. Par exemple, Google donne des “réponses instantanées” pour les requêtes informationnelles. La mauvaise nouvelle est que la disposition des SERPs réduit la place destinée à vos classements, et met plus en valeur la réponse instantanée et les questions associées. Regardez cette capture d’écran:
Instant answer Google

La bonne nouvelle est que le site web présent dans la réponse instantanée n’est pas le premier résultat mais le numéro 9 ! Selon plusieurs études, se trouver au niveau de la réponse instantanée permet d’amener entre 50 et 75% du trafic sur le mot-clé. Alors comment dominer à cet endroit ? Je suggère que vous combiniez:

  • Les réponses précises et courtes sur vos pages
  • Une utilisation de la balise Schema.org
  • Essayez de présenter votre réponse le plus près possible de votre balise H1
  • Avoir des backlinks de confiance

Ainsi, sans avoir besoin d’être numéro 1, vous pouvez amener beaucoup de trafic vers votre site.
Je suggérerais également que vous intégriez les relations entre les entités que vous avez sur vos pages afin de :

  • construire une structure de maillage interne sémantique
  • utiliser la bonne balise schema.org use pour aider Google à comprendre quelles entités vous possédez

Comment faire cela? Téléchargez simplement toutes les ressources de confiance qui sont à votre disposition:

Mais gardez en tête que si vous avez du contenu dupliqué sur votre site, Google baissera le “score de qualité” de votre site et ainsi ne vous mettra pas à l’endroit de la “réponse instantanée”. Si vous êtes familier avec l’optimisation du Knowledge Graph, n’hésitez pas à nous donner vos retours d’expériences dans les commentaires.

 

 

@FrancoisGoube est le fondateur de @Oncrawl. Il a plus de 15 ans d'expérience SEO et une passion étrange pour les algorithmes sémantiques. En savoir plus sur lui.
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